Petite balade au Comiket
Salut tout le monde,
J’avais normalement prévu d’autres articles plus sérieux, mais entre la flemme et la chaleur de l’été je n’ai pas trouvé la motivation. Je vais donc reprendre doucement en vous parlant de la Comiket 86 et de mon expérience.
La comiket Kesako ?
Pour faire simple, c’est la plus grande convention du monde dédié aux mangas, animes et jeux vidéo. Elle se déroule sur 3 jours et a lieu 2 fois par an. Il y a celle d’été mi-aout, et celle d’hiver les 29,3O,31 décembre. Cette convention se déroulent à Tokyo sur l’ile d’Odaiba elle existe depuis 1975.
Donc c’est comme une convention francaises, mais en plus grand ?
Oui, mais Non …
Forcement les thématiques sont les mêmes donc il y a des similitudes, mais l’approche est totalement différentes. Déjà sur l’organisation, la grande majorité des stands changent tous les jours. Chaque jour est différent et ne va pas attirer le même public, vous pouvez donc revenir chaque jour et voir une facette différente de cette culture.
L’autre élément fort différent tien au rythme, les journées sont plus courtes, mais beaucoup plus intenses, ça débute à 10h et fini à 16h dans les applaudissements (ça change de JE et son 8h->19h). Mathématiquement, il est impossible de tout voir dans une journée de comiket. Le manque de temps est également la raison pour laquelle il n’y a pas de stands d’activités contrairement aux conventions occidentales. Par contre cette fin de convention à 16h à un énorme avantage, cela laisse du temps pour rentrer, se reposer ou faire des restaurants.
Ca c’est un seul hall (et on ne voit pas tout)
Un élément qui surprend sur la plupart des conventions japonaises, c’est la gratuité ou le faible cout des entrées. Pour la Comiket, la grande majorité des gens y vont gratuitement et les autres se contentent d’acheter en magasin le book (annuaire qui référence la liste des stands).
Un dernier point assez différent est l’âge moyen. Là où en France une convention est familiale voir assez jeune (bah oui les manga sont pour les enfants). Là je dirais que la moyenne d’âge est de 25ans, et heureusement vu la quantité de bouquin R-18 vendu.
Ça s’organise comment?
La comiket se découpe en plusieurs parties qui chacune peuvent occuper des journées entières.
- 2 halls complets réservés aux amateurs (doujinshi, doujin game, doujin music, goodies, …)
- 1 hall plus petit et à l’écart aussi pour les amateurs
- 1 hall sur le toit réservé aux stands professionnels
- A l’extérieur le cosplay
Le passage d’une partie à une autre peut vite prendre du temps 15~20minutes. Il est donc illusoire d’espérer tout voir et il va falloir faire des choix.
Pour les stands, si vous avez vu une série telle que genshiken vous devez voir à quoi ça ressemble. Des tables simples, des chaises et c’est tout. Pas de déco, de fioritures … Simple et efficace.
Chaque jour on a ainsi des milliers de stands différents qui viennent. L’organisation de la comiket a tendance à regrouper les stands par thématique ou série quand c’est possible. Mais il y a quand même quelques règles de base, comme le fait que les stands les plus connus sont situés systématiquement le long des murs. Ce n’est pas du favoritisme, mais de l’optimisation, c’est juste pour faire les fils d’attentes de ces stands à l’extérieur et qu’elles n’encombrent pas l’intérieur des halls.
Comment se préparer ?
Vous avez grosso modo deux choix :
- Si vous venez en touriste, venez à 10~11h vous n’attendrez pas beaucoup et aurez quand même le temps de faire le tour.
- Si vous venez motivé pour acheter, il vas falloir venir tôt (genre le premier train vers 4~5h) avec un plan exact des stands d’où vous souhaitez aller et ce que vous voulez acheter. On parle de plan de guerre sur le ton de l’humour, mais la grande majorité sont là organisé et près à courir et se battre pour leurs objectifs. Si vous êtes au milieu en touriste, vous ne verrez rien à par des mecs qui courent. Voici une petite vidéo qui vous montre la guerre du premier train (véridique).
Le détail que j’ai volontairement omis depuis le début pour ne pas faire trop peur, c’est la taille des fils d’attentes. La plupart des stands ne sont pas très connus et n’ont pas de files d’attente, et ceux qui en ont c’est généralement ~15min donc ça va. Par contre, les stands populaires, la durée des files d’attente peut vite monter à 1 ou 2 heures, et certains stands pro à 3~4 heures. L’autre élément qui peut refroidir c’est que pas mal de stands se font dévaliser assez vite et se retrouve kanbai (soldout, rupture de stock) aux alentours de 13h.
Si vous avez lu attentivement ce paragraphe, vous devez commencer à comprendre la difficulté du jeu. Des fils d’attentes longues et un temps très limité avant les ruptures de stock. Personnellement, j’en suis arrivé à la conclusion qu’une personne peut faire entre 2 et 5 stands sur le créneau 10h->12h30. Après autant faire du tourisme et se balader au hasard.
Pour le reste des préparations, c’est très classique :
- un gros sac à dos pour eviter de se retrouver trop rapidement les bras surchargés
- pas mal d’argent en liquide facilement accessible
- un stock de boisson pour tenir
- un sandwich ou onigiri pour éviter de tourner de l’oeil
tu aimes les escalators ?
Conclusion : Et mon comiket ?
Après l’avoir faite à deux reprise sérieusement (C81 et C85) à courir et à acheter en masse, cette fois-ci je ne comptais même pas y aller. Finalement un ami japonais m’a motivé le vendredi de venir le samedi et comme j’ai apprécié, je suis revenu le dimanche.
Cette fois-ci je ne suis même pas rentré dans le big-sight et j’ai passé mes deux journées à l’extérieur dans la partie cosplay. Le cosplay est pourtant quelque chose qui ne m’a jamais vraiment attiré en soi. Mais là j’ai pris mon pied, c’est une sorte de grand festival où les gens sont de bonne humeur et s’amusent. J’ai trouvé ça très sympathique, le fait qu’il faille demander l’autorisation des personnes pour les prendre en photo force à établir un contact et permet parfois de taper la causette, même en broken japanese. Ca créer des situations assez amusantes et imprévisibles. Il y a de jolies filles, on se balade, on discute, on prend des photos et voilà qu’il s’est déjà écoulé des heures entières. C’est beaucoup moins stressant que la partie achat de doujin mais tout aussi frustrant, car même là, on n’a pas le temps de tout voir.
Pour terminer, voici une selection de quelques photos que j’ai prises :
J’esperai faire un article rapide sur le sujet, mais même là c’est assez long ^^
Mimi
Bonjour,
Tout d’abord, merci de partager multitude d’informations via tes articles.
Cependant, tu ne partages pas toujours ton expérience personnelle à propos des démarches que tu as dû effectuer (quel type de logement as-tu choisi ?, Sur quel choix t’es-tu finalement décidé pour le billet d’avion retour ?), ce que je trouve dommage.
Je suis également intéressée par le PVT mais j’ai du mal à m’organiser et ai toujours l’impression que c’est financièrement inaccessible. Quelle école as-tu intégré et quel budget personnel as-tu prévu pour cette année de PVT (Hors justificatif minimum d’éligibilité au PVT/billets d’avion/cours) ?
Agréable journée à toi ! 🙂
Mimi
Kef
Salut Mimi,
Merci pour ce commentaire (même s’il contient beaucoup de questions à la fois).
Effectivement la plupart du temps dans mes articles, je préfère présenter les différents choix auxquels j’ai été confronté que juste le choix que j’ai pris. Je suis comme tout un chacun et je ne fais pas forcément le bon choix ^^ Mais effectivement je vais peut-être me forcer à donner mon expérience plus en détail dans mes prochains articles. (typiquement pour le billet d’avion retour, je ne saurai pas tout de suite si j’ai fait le bon choix ^^)
Je te rassure un PVT, ça n’a rien d’inaccessible j’ai croisé pas mal de Français avec des parcours fors différents. Pour le budget c’est pareil, il n’y a pas vraiment de norme. D’après les personnes que j’ai croisées dans mon école de japonais, je donnerai plus ou moins 3 profils :
* des jeunes 18~20 ans venu avec 5~8k € et 0 diplôme, forcement ils mangent du riz et sont obligé de faire des baito à côté.
* des étudiants 23~25 ans qui viennent avec ~10k pour se faire 6 mois de dépaysement avant de rentrer dans la vie active.
* d’autres comme moi (25~30 ans) qui ont déjà taffé et qui veulent voir autre chose. Côté budget pour une année, je dirais bien ~20k€.
Mais là encore, il n’y a rien d’imposé, c’est simplement ce que chacun pense suffisant pour lui. J’en ai croisé sur internet qui partent avec 3~4k€ (le minimum). Oui c’est faisable, mais personnellement je ne vois pas trop l’intérêt, le but d’un PVT est d’après moi de découvrir le pays pas juste de survivre au quotidien. J’ai des collègues qui se retrouvent avec ~1000yen d’argent de poche par semaine (7~8€) … difficile d’aller boire un coup, un resto ou un ciné ou alors il faut les inviter.
Donc, à partir de là découle forcément des choix forts différents (logements/billet d’avion/assurances/…). J’en connais qui habitent assez loin de Tokyo et qui font 2h de train par jour. Là où un autre habite en appart privé en plein milieu de Shinjuku.
Ma conclusion c’est qu’un PVT c’est assez simple, il faut surtout de la motivation, de la motivation et un peu d’économie.