Tokyo Trip
Rue de Shinjuku sous la pluie, enseignes lumineuses reflétées sur l'asphalte
T-02 / Hébergement

Où dormir à Tokyo

Le quartier compte plus que l'hôtel. À Tokyo, une mauvaise adresse coûte une heure de transport par jour ; une bonne adresse fait gagner deux visites sur un séjour d'une semaine.

Le résumé, pour ceux qui sont pressés

Si vous ne voulez pas lire les 2 000 mots qui suivent : Shinjuku pour un premier voyage, Asakusa pour un petit budget, Ginza pour le confort. Ces trois choix ne vous mettront jamais en difficulté.

Comparatif des quartiers où loger
QuartierPour quiNuit (hôtel 3★)Point faible
ShinjukuPremier séjour, vie nocturne100–150 €Bruyant, gare labyrinthique
ShibuyaJeunes voyageurs, shopping110–160 €Foule constante
AsakusaBudget serré, ambiance ancienne55–90 €Excentré, calme le soir
UenoFamilles, arrivée de Narita60–95 €Peu de charme le soir
GinzaConfort, couples160–260 €Cher, très calme la nuit
Tokyo / MarunouchiExcursions en Shinkansen140–220 €Quartier d'affaires, désert le week-end
IkebukuroBon rapport qualité-prix70–110 €Moins central
ShimokitazawaSéjour long, ambiance locale75–115 €Pas sur la ligne Yamanote

Shinjuku — le choix par défaut, et c'est mérité

Rue commerçante de Shinjuku la nuit, enseignes lumineuses et passants
Shinjuku, côté est. Le quartier ne s'éteint jamais vraiment — à prendre en compte si vous avez le sommeil léger.

Shinjuku concentre tout ce qu'un voyageur cherche au même endroit : la gare la plus desservie du pays, des milliers de restaurants, des hôtels dans toutes les gammes, et un accès direct à l'aéroport de Narita comme au Mont Fuji. Le côté ouest, autour des gratte-ciel, est plus calme et plus abordable. Le côté est, vers Kabukichō, ne dort jamais.

C'est le quartier que je recommande sans hésiter pour un premier séjour de moins d'une semaine : où que vous vouliez aller, vous y serez en moins de 30 minutes.

Asakusa — le meilleur rapport charme / prix

Le temple Sensō-ji à Asakusa, sa porte et sa lanterne rouge
Asakusa. Loger ici, c'est dormir à dix minutes à pied du Sensō-ji et pouvoir y être avant les cars de touristes.

Asakusa garde quelque chose de la ville d'avant-guerre : ruelles basses, boutiques d'artisans, le temple Sensō-ji au centre. Les prix y sont 30 à 40 % inférieurs à Shinjuku à confort égal, et c'est le quartier des ryokan urbains si vous voulez tester une nuit en tatami sans quitter la capitale.

Le revers : vous êtes au nord-est, à l'écart de la ligne circulaire Yamanote. Comptez 25 à 35 minutes pour rejoindre Shibuya, et sachez que le quartier se vide après 21 h.

Shibuya — l'énergie, à condition de la supporter

Shibuya est jeune, dense et bruyant. Le quartier a été largement reconstruit ces dernières années, avec de nouveaux hôtels au-dessus des tours de bureaux. Excellent si vous sortez le soir et si le shopping fait partie du voyage ; épuisant si vous voyagez avec des enfants ou si vous comptez dormir tôt.

Ginza — pour dormir vraiment bien

Ginza est le quartier du haut de gamme : grands magasins, restaurants étoilés, hôtels internationaux. C'est aussi, curieusement, l'un des endroits les plus silencieux la nuit, parce que presque personne n'y habite. Le bon choix pour un voyage de noces ou une fin de séjour confortable.

Ueno — pratique, sans être joli

Ueno a deux arguments : le Keisei Skyliner qui relie Narita en 41 minutes, et des chambres familiales à des prix raisonnables. Le grand parc, ses musées et son zoo en font une base commode avec des enfants. En revanche, ne cherchez pas le charme : c'est un quartier de gare, fonctionnel.

Quel type d'hébergement choisir ?

Le business hotel

Chambre de 12 m², literie correcte, salle de bain préfabriquée, entre 60 et 90 €. C'est le standard japonais et il est excellent : propre, silencieux, toujours près d'une gare. Le meilleur compromis pour un séjour où l'hôtel ne sert qu'à dormir.

Le ryokan urbain

Tatamis, futon, bain commun. À faire une ou deux nuits pour l'expérience, rarement plus si vous avez le dos fragile.

L'appartement

Intéressant au-delà de dix nuits ou à quatre personnes, notamment pour la machine à laver. Vérifiez que l'annonce affiche un numéro d'enregistrement : la location touristique est réglementée au Japon et les annonces sans licence disparaissent parfois entre la réservation et l'arrivée.

Réservez tôt, mais pas n'importe quand. Les tarifs explosent pendant la floraison des cerisiers (fin mars – début avril), la Golden Week (fin avril – début mai) et Obon (mi-août). Sur ces trois périodes, réserver quatre à six mois à l'avance n'est pas exagéré. Voir quand partir à Tokyo.

Erreurs fréquentes

  • Choisir sur le prix seul. Vingt euros économisés par nuit à Kōtō, ce sont 45 minutes de transport quotidien.
  • Réserver « près de la gare de Shinjuku ». La gare fait 200 exits ; « à 5 minutes » peut vouloir dire 20 minutes de couloirs. Vérifiez la sortie annoncée.
  • Sous-estimer la taille des chambres. Une chambre double japonaise standard tient dans 14 m². Avec deux grandes valises, ça devient un problème concret.
  • Changer d'hôtel tous les deux jours. Les transferts avec bagages dans le métro tokyoïte coûtent une demi-journée à chaque fois.